Partage de connaissances au niveau régional

Bien plus qu'un assemblage d'activités nationales, ReGoKo a réussi à favoriser l'échange de connaissances au niveau régional et l’apprentissage commune.

A première vue, certaines des activités de ReGoKo semblent être d'intérêt purement national. En regardant ces activités de plus près, il apparaît au contraire, que même les activités nationales fournissent en effet de nombreuses leçons apprises utiles pour tous les pays bénéficiaires.

Lorsque le Liban mis en œuvre son évaluation environnementale stratégique dans le cadre de ReGoKo, à priori une activité nationale, l'intérêt régional de cette initiative est devenu clair: le Liban est en effet le seul des bénéficiaires de ReGoKo ayant une législation sur l'EES. Par conséquent, cette EES était non seulement une application pilote de cette législation libanaise récente au niveau national, mais elle a également fourni des informations et des enseignements très pertinents pour tous les autres bénéficiaires, cherchant eux-mêmes à développer leur propre législation nationale portant sur l'EES.

Au cours de la première réunion du Comité de pilotage de ReGoKo, le Maroc a présenté son intérêt à financer deux activités nationales, l'une sur la participation des acteurs locaux dans la gestion environnementale et l'autre sur le soutien des observatoires régionaux de l'environnement et du développement durable. Lorsque la Tunisie a pris connaissance de ces propositions, le pays a immédiatement exprimé sa motivation à faire partie de ces deux activités, qui se concentrent sur deux questions d'une grande importance pour la Tunisie. De cette façon, deux activités initialement nationales sont devenues régionales et ont offert de grandes opportunités d’apprentissage commun et de regards croisés. Par exemple, la Tunisie a bénéficié en grande partie de l'expérience marocaine de développement d’observatoires régionaux de l'environnement et du développement durable. En fait, alors que le Maroc finalise actuellement la création de ces structures régionales dans toutes les régions du Maroc, la Tunisie n'a pas à ce stade d'observatoires régionaux, mais a l'intention de les développer dans un avenir proche.

Également au cours de la première réunion du Comité de pilotage de ReGoKo, plusieurs propositions d’activités nationales et régionales en lien avec les différentes méthodes et outils d'évaluation de l'environnement ont été discutées et approuvées (analyse du système d'EIE au Maroc, EES secteur de l'eau au Liban, audits environnementaux des installations industrielles au Liban et en Palestine, la formation sur l'EIE et les procédures d'inspection en Egypte, l'évaluation socio-économique régionale des activités maritimes, ...). Ceci a clairement mis en avant un besoin au niveau régional pour le développement des connaissances dans le domaine des évaluations environnementales. Voici comment l'activité régionale "Formation et guide sur les évaluations environnementales et sociales" a été lancée et mise en œuvre par la suite dans le cadre de ReGoKo.

En outre, la Palestine a pu bénéficier de l'expérience du Liban dans le développement des audits industriels pour l'activité nationale palestinienne portant sur la lutte contre la pollution industrielle. Une des audits environnementaux d’entreprises industrielles avait déjà été conduits dans le cadre d’une activité ReGoKo au Liban lorsque la Palestine a commencé à travailler sur la définition de leur activité "soutien à la réduction de la pollution industrielle» ce qui a permis à la Palestine de bénéficier des leçons apprises et des méthodes de l’activité libanaise.

Toutes les parties ont convenu que, même si certaines activités ReGoKo peuvent sembler d'intérêt purement national à première vue, le cadre général de ReGoKo a fourni des opportunités multiples et efficaces pour l'apprentissage au niveau régional et le partage des connaissances.